Gaza : le Hamas annonce la mort de son chef du gouvernement

Nouveau tournant dans la bande de Gaza. La nuit dernière, Israël a violé l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas. De nombreuses frappes ont été menées, l’une d’elles a tué le chef du gouvernement de l’organisation.

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Par Cédric Bonnefoy Publié le 18 mars 2025 à 12h30
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Gaza : le Hamas annonce la mort de son chef du gouvernement - © PolitiqueMatin

Le Hamas n’a pas de chef du gouvernement

Dans la nuit du 17 au 18 mars 2025, Israël a lancé une série de frappes aériennes d’une intensité inédite sur la bande de Gaza. De fait, cet épisode met fin au cessez-le-feu en place depuis deux mois. Cette opération militaire a causé la mort de centaines de Palestiniens, dont plusieurs hauts responsables du Hamas, selon les informations communiquées par le mouvement islamiste et relayées par diverses sources locales. Le ministère de la Santé du Hamas a fait état d’au moins 330 morts et de nombreux blessés, bien que le bilan reste provisoire en raison du chaos qui règne sur place.

Essam al-Dalis, chef du gouvernement du Hamas à Gaza, a perdu la vie dans ces attaques. Son décès a été confirmé par un communiqué officiel du mouvement palestinien. Parmi les autres figures de premier plan touchées figurent le général Mahmoud Abou Watfa, qui occupait le poste de ministre adjoint de l’Intérieur, ainsi que Bahjat Abou Sultan, directeur général des services de sécurité intérieure. Ces pertes pourraient avoir des répercussions sur la structure politique et militaire du Hamas dans la région.

Israël justifie cette offensive en la présentant comme une riposte au refus du Hamas de négocier la libération des otages encore détenus à Gaza. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu affirme que ces frappes visent à affaiblir la capacité opérationnelle du mouvement islamiste et à faire pression sur ses dirigeants. Toutefois, cette escalade provoque la colère des familles des otages israéliens, qui accusent le gouvernement de mettre en péril la vie de leurs proches en intensifiant le conflit au lieu de privilégier la voie diplomatique.

La communauté internationale révoltée

Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre. António Guterres, secrétaire général des Nations unies, s’est déclaré "profondément choqué" par l’ampleur des frappes et a exhorté Israël à respecter le cessez-le-feu afin de permettre la reprise de l’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne. L’Égypte, qui joue un rôle clé dans les négociations entre les parties, condamne fermement ces attaques, dénonçant une "violation grave" des accords en place et mettant en garde contre les risques de déstabilisation dans la région.

Cette nouvelle flambée de violence survient alors que la population de Gaza traverse une crise humanitaire majeure. Les infrastructures médicales sont submergées par l’afflux de blessés, tandis que des milliers d’habitants tentent de fuir les zones les plus touchées. L’armée israélienne ordonne l’évacuation de plusieurs secteurs frontaliers, provoquant des mouvements de panique parmi les civils, déjà éprouvés par des mois de conflit.

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Cédric Bonnefoy est journaliste.

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