La sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire, la Sécurité sociale et la sécurité des biens et des personnes, sont des attentes fortes de la part des populations. Force est de constater que les gouvernants ont des progrès à réaliser pour faire leur part !
La démagogie et l'incompétence mettent à mal les finances et la pérennité de notre Sécurité sociale, la frilosité et les tabous sapent la sécurité des biens et des personnes : plus de 1.000 faits de violences recensés chaque jour en France selon le ministère de l'Intérieur, outre les drames les plus visibles avec tous ces prénoms de jeunes clamés avec indignation affligée par nos politiques lors de chaque assassinat.
Oui, on peut améliorer la chaîne pénale, instituer les peines plancher...
Mais le plus efficace est d'une part, la rapidité de la sanction effective, mais aussi sa sévérité intelligente. Bien sûr, on peut faire mieux en matière d'organisation sociétale, des humains qui communiquent et qui coopèrent verront le niveau de délinquance baisser, bien sûr, on peut mieux éduquer, la prise de conscience des notions du bien et du mal par le mâle jeune (c'est souvent ce sexe et cet âge qui sont les mis en cause) amélioreront ces mauvaises chiffres.
Mais il faut intégrer d'une part que la sanction est une facette de l'éducation et que d'autre part, le choc émotionnel peut vraiment modifier un comportement. La majorité des Français et des élus veulent plus de places de prisons mais personne ne veut une prison près de chez soi.
Or, notre pays comprend plus de 1.000 îles inhabitées, parfois à des milliers de kilomètres de la métropole. Je réclame depuis 10 ans que notre Parlement s'empare de ce sujet, l'explore et débatte de la pertinence, ou pas, de la construction de prisons dans ces lieux lointains.
En effet, pas de voisin pour se plaindre et je suis sûr d’une part de l’effet dissuasif sur une partie des délinquants potentiels et d’autre part, que cette sanction de bannissement pour le délinquant ou le criminel atténuera les probabilités de récidive. Pas de parloir, pas de portable, éloigné de tout, un emprisonnement là-bas de quelques semaines pour le multirécidiviste le marquera.
Par exemple, il y a par ci par là dans notre pays quelques jeunes qui jouent à marcher sur les voies de trains, ce n'est pas un crime me direz-vous, sauf qu'ils se mettent en danger et que des milliers de personnes verront alors leur agenda bouleversé car la SNCF stoppe alors tous les trains concernés. Ces petits délinquants "prendront" alors du "sursis", ou au pire, une courte peine de prison près de chez eux. Ils s'en fichent, ils récidivent, alors, dans un cas de cette nature, ou bien pour des violences physiques répétées, ou ces jeunes qui osent agresser en bande nos policiers, quelques semaines passées seuls, en prison, voyant périodiquement un psychologue, loin de tout, les touchera vraiment et sera incitatif à la non récidive. Concernant les OQTF, des centres de rétention dans ces îles lointaines incitera une partie de ces personnes récalcitrantes à quitter d'elle-même notre pays.
Il y a aussi le cas des malades psychiatriques dangereux qui sont parfois remis en liberté au beau milieu des personnes pacifiques qui veulent simplement une vie "sans histoire" : je pense que toutes les personnes incapables de vivre tranquillement en société, ces antisociaux, devraient être exilés dans un lieu lointain dédié.
Les idéologues et/ou des habitants d'un monde parallèle qui n'existe que dans leur tête, crieront "non au bagne", mais il n'a jamais été question de bagne dans ma proposition, ils plaideront pour les droits humains, mais justement, pour conserver ces droits, il faut les associer à des devoirs.
La paix partout est la finalité de l'action humaine évoluée, et l'impunité ou la punition partielle, portent préjudice à la victime, mais aussi à la mauvaise herbe qu'on aura renforcée ou de fait cautionnée, par de la passivité stupide.
Face à tant de souffrances évitables, à tant de traumatismes, au coût financier des crimes et délits, il est urgent que notre Parlement débatte pour doter notre pays de ce nouvel outil judiciaire, pour lequel le juge, au final, prendra la responsabilité de l'utiliser, ou pas.